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Interview with La Presse +

February 14, 2016
For Valentine's Day, La Presse + interviewed Mtre Chabot and published an article about the financial concerns of blended families.
FAMILLES RECOMPOSÉES

PETITS ET GROS ÉCUEILS FINANCIERS

Quand on fusionne sa famille avec celle de son amoureux, on met en commun plus que sa marmaille et son mobilier. Les traces financières de notre ancienne vie ne s’effacent pas de sitôt. Ex-conjoints, pensions alimentaires, dettes accumulées, mauvais historique de crédit, habitudes de dépenses pour les enfants…

Des personnes qui en ont fait l’expérience ont exprimé quelques-unes de leurs frustrations.

« Mon conjoint a un enfant en garde partagée et verse une pension alimentaire à son ex-femme. Notre budget est très serré. Elle, par contre, vit avec un homme riche. Elle n’a pas besoin de cet argent, mais le calcul de la pension n’en tient pas compte. »

« Je paie seule les équipements de ski de mes filles, leur père ne contribue pas. Mais ensuite, la fille de mon nouveau conjoint les utilise. Je lui ai donc demandé d’en payer une partie, puisque sa fille en profitera plus tard. »

« Mon ex-conjoint a des problèmes financiers et ne peut verser sa part pour les dépenses de nos filles. Je lui ai aussi prêté de l’argent, afin qu’elles ne manquent de rien quand elles sont chez lui. Avec mon nouveau conjoint, nous voulons rénover la maison. Je tiens à payer la moitié des travaux, mais je suis au maximum de ma marge de crédit, à cause de la situation de mon ex. Mon chum refusait de reporter le projet, alors j’ai dû le convaincre d’en réduire l’ampleur. »

« Le trampoline, dans la cour, est surtout utilisé par mes enfants, un peu moins par les enfants de mon conjoint. Il est brisé. Qui doit payer la réparation ? »

« J’aime acheter beaucoup de cadeaux aux enfants à Noël, alors que mon conjoint est beaucoup moins généreux à cet égard. Mais le soir du réveillon, ses enfants auraient été tristes d’avoir deux fois moins de cadeaux que les miens. J’ai donc acheté des cadeaux pour ses enfants. »

« Nous partons en vacances. Si nous étions seulement avec notre bébé, on louerait une chambre d’hôtel. Comme le fils adolescent de mon conjoint est avec nous, nous louons un appartement, plus coûteux. Mon conjoint devrait donc assumer une partie plus importante des frais, tout comme il paie le billet d’avion de son fils. Mais nous payons tout de même moitié-moitié. »

« Mes enfants sont déjà couverts par mon assurance collective familiale. Y inscrire les enfants de mon conjoint ne me coûte pas plus cher. Mais j’estime que les quatre parents doivent se partager le coût des primes. Il a cependant été ardu de convaincre l’ex de mon mari de payer sa part. »

« L’ex de mon conjoint gagne un meilleur revenu que lui, mais il ne veut pas lui demander de pension alimentaire pour leur fils, dont ils ont la garde partagée, pour éviter d’envenimer leur relation. Ils partagent les dépenses moitié-moitié. Mon conjoint a donc un budget très serré, ce qui limite nos activités familiales. Il dit qu’il n’a pas d’argent pour les vacances, alors que son ex lui devrait des milliers de dollars. »

« Mon conjoint a un enfant, j’en ai deux. Il gagne un revenu quatre fois supérieur au mien, près de 400 000 $. Mais il insiste pour payer une part moins importante de toutes les dépenses, comme l’épicerie, parce qu’il n’a qu’un enfant. »

LA MÉDIATION POUR ÉVITER UNE NOUVELLE SÉPARATION

Les médiateurs familiaux interviennent surtout au moment de la séparation, pour aider les ex-conjoints à s’entendre sur la garde des enfants, le partage des biens, le calcul d’une pension alimentaire et d’autres sujets potentiellement litigieux. D’ailleurs, les couples avec enfants qui se séparent ont droit, au Québec, à cinq heures de médiation gratuite.

Même si la demande ne cesse d’augmenter, en raison de la hausse du nombre de séparations, les médiateurs tentent aussi de se présenter comme des personnes-ressources qui peuvent aider à prévenir les litiges dans les familles recomposées.

« C’est tout un défi de gérer les enfants et les responsabilités de chacun dans une famille recomposée, tout en ayant une entente sur les dépenses communes et, évidemment, les autres aspects de la vie de couple », souligne le président de l’Association de médiation familiale du Québec, Me Jean-François Chabot.

« Les médiateurs peuvent avoir un rôle de prévention, pour explorer les façons de régler le conflit familial avant qu’il ne dégénère. »

Les médiateurs accrédités peuvent être avocats, notaires, psychologues, travailleurs sociaux ou venir d’autres horizons. Selon la nature des conflits, ils peuvent faire appel à différents types d’expertise.

BUDGET SÉPARÉ

Les dépenses communes sont partagées moitié-moitié, peu importe le revenu et le nombre d’enfants de chacun. Mais les familles recomposées peuvent considérer que certaines dépenses ne sont pas communes. Par exemple, le coût du logement peut être réparti en fonction du nombre de chambres occupées par les enfants de chacun.

BUDGET CONJOINT

Les dépenses du ménage (loyer, épicerie) sont payées par les deux conjoints au prorata de leurs revenus, et chacun assume ses dépenses personnelles avec l’argent qui lui reste.

Dans les familles recomposées, le partage des frais communs peut être aussi modulé en fonction de la présence des enfants de chacun, tout en respectant la capacité de payer de chaque parent. Les conjoints peuvent décider de considérer les frais rattachés aux enfants comme des dépenses personnelles.

POT COMMUN ET BUDGET COMPENSATEUR

Dans le modèle du pot commun, le « nous » prend le dessus sur le « moi » et le « toi ». Les revenus des conjoints sont mis en commun et toutes les dépenses sont assumées ensemble.

Le budget compensateur est presque similaire, mais une fois les dépenses communes payées, les sommes excédentaires sont séparées également entre les conjoints pour leurs dépenses personnelles.

Les familles recomposées qui adoptent ces modèles font abstraction du nombre d’enfants de chacun.